Pour le gouvernement il serait impossible, de répondre aux besoins de la population qui subit de plein fouet les conséquences de la crise du régime capitaliste. Il n'y aurait qu'à poursuivre et accélérer les « réformes » dictées par l'Union européenne.
Et tout cela pour détourner 360 milliards de fonds publics au bénéfice des spéculateurs et des banquiers !
... le gouvernement ose, sous les applaudissements des banquiers et des spéculateurs, faire voter au Parlement un plan de renflouement des banques, alimenté par le pillage du budget des hôpitaux, du logement, de l'instruction publique.
Ce plan s'inscrit dans celui de la Banque Centrale européenne : 1700 milliards pour les banques !
Ils osent présenter ce plan de pillage comme une mesure de sauvetage de « l'intérêt général ».
Quel « intérêt général » ?
Quoi de commun entre le postier victime des « réorganisations » de services et Nicolas Sarkozy, l'ami affiché des grands patrons et des banquiers, le vibrant défenseur des valeurs de l'économie capitaliste en plein effondrement ?
Il défendrait un « intérêt général », ce gouvernement entièrement dévoué au monde de la finance, auquel mille et un liens le relient ?
Qu'ont-ils décidé ?
Pour trouver les 360 milliards à donner aux spéculateurs, ils ont décidé d'accélérer les privatisations, les licenciements, la liquidation des services publics, d'aggraver la précarisation du travail. Et ils décident sans vergogne, de privatiser immédiatement la Poste au prétexte qu’ils manquerait 3 malheureux milliards d'euros !
Comment le Parlement peut-il se prétendre représentation démocratique du peuple alors qu’il vote ce plan de spoliation de l'immense majorité de la population ?
Comment les députés du PS, un parti qui se prétend socialiste, peuvent-ils s'abstenir ?
Comment le PCF, dont les députés ont voté contre, peut-il prétendre défendre les intérêts populaires en soutenant « l'urgente nécessité de sauver les institutions financières et les banques » ? (Humanité du 14 octobre ) ( Position partagée par la LCR de Besancenot pour qui : « il n'y a pas lieu, sur le principe, de s'opposer au sauvetage des banques » (Rouge, le 9 octobre).
Le gouvernement, le Parlement de la Ve République, comme tous les gouvernements inféodés à l'Union européenne, n'ont qu'un mot d'ordre – orchestré depuis Bruxelles : union nationale !
Comment pourrait-il y avoir « union nationale » entre les Seillière, Parisot, Lakshmi Mittal, Ghosn et l’ouvrier de Sandouville qui perd 400 euros par mois pour chômage technique, et qui vient d'apprendre qu'il fait partie des 1000 suppressions de postes ?
Non à l'union nationale ! Retrait de l'Union européenne !
Les travailleurs et le peuple de ce pays sont en état de légitime défense.
Unité pour le retrait de ce plan !
De toutes parts monte une exigence : il faut lever les obstacles à la réalisation de l'unité :
Unité pour :
Voici les axes sur lesquels, pour le POI, il est urgent de rassembler travailleurs et militants de toutes tendances, pour rassembler une solide force unie, combattant pour le salut public. C'est le sens de l'invitation à préparer ensemble la conférence nationale de délégués pour l'unité du 7 décembre 2008.
C'est le sens de l'appel du POI à sortir de l'Union européenne, soumis à la signature massive des travailleurs et des jeunes.
Rejoignez le POI !
Paris, le 19 octobre 2008