Lettre aux adhérents du comité


Depuis janvier : 3000 licenciements par jour !

250 000 chômeurs supplémentaires en 4 mois (pour 140 000 offres, la plupart en contrats précaires !!)

Dans les services publics, les non renouvellements de poste conduisent à une catastrophe. Rien que dans les hôpitaux, l’application de la loi Bachelot signifierait 50 000 suppressions de postes !

Pour l’interdiction des licenciements, le POI propose à tous les pantinois ainsi qu’aux organisations locales se réclamant de la défense des droits des travailleurs et de la démocratie de participer à une réunion publique : mardi 7 avril à 19 h 30, salle Les Diamants, 41 rue Delizy à Pantin.


A Toulouse, Nantes, Sarreguemines, Vénissieux, ce week-end, des milliers de travailleurs et jeunes, des syndicalistes, des élus de toutes les tendances du mouvement ouvrier, se sont rassemblés dans les meetings du POI .

A Vénissieux, près de 1100 participants, parmi lesquels de nombreux travailleurs de la métallurgie, de la chimie frappés par les licenciements, ont approuvé l’appel lancé conjointement par Daniel Gluckstein, secrétaire national du POI et André Gérin, député-maire PCF de Vénissieux à l’unité pour la marche pour l’interdiction des licenciements.

A la tribune, Daniel Jeannin, maire de Montenois, Roland Brévillard ancien maire de Cran-Gevrier (Haute savoie), Daniel Gluckstein, secrétaire national du POI et J-Paul Crouzet secrétaire départemental.

Un travailleur de Caterpillar a expliqué qu’il n’avait travaillé qu’une semaine depuis décembre et qu’il se demandait comment nourrir sa famille.

Un responsable régional de l’association des médecins urgentistes a dressé le tableau de la situation dramatique des hôpitaux publics.

Un message de soutien du maire PS de Rilleux, M. Renaud Gauquelin a été lu soulignant le désengagement de l’Etat des collectivités territoriales, les conséquences des licenciements à Anotex, filiale de Continental, et se concluant sur la possibilité de l’unité sur les questions essentielles, parmi lesquelles, le retrait de la loi Bachelot.

A l’issue du meeting, l’appel suivant a été adopté :

appel

Forgeons l'unité sur cette exigence vitale:

l'interdiction des licenciements

Avec les 1100 participants au meeting du 22 mars à Venissieux nous lançons cet appel :

Rien ne doit s’opposer à l’unité pour interdire les licenciements. C’est le devoir de tous les partis qui se réclament des intérêts ouvriers et populaires que de construire la mobilisation unie en organisant la marche unie sur Paris de tous les travailleurs et de leurs familles, pour arracher l’interdiction des licenciements.

A tous les niveaux, travaillons à forger l’unité sur cette exigence vitale : l’interdiction des licenciements.

André Gérin
Député et maire de Vénissieux (PCF)

Daniel Gluckstein
Secrétaire national du POI

A Sarreguemines, 250 participants.

Avec la participation de Jean MARKUN secrétaire national du POI et d’Albert Dal Pozzolo, secrétaire départemental. Répondant à Arsène Schmitt et Philippe Manenti, co-présidents de la confédération des travailleurs frontaliers de Lorraine, Gilbert Nucera secrétaire de la section du PCF de Thionville, ainsi que Hugues Miller secrétaire de la cellule du PCF d’Hayange, a déclaré :“ Nous nous prononçons clairement pour l’interdiction des licenciements parce que nous estimons que l’heure est grave et qu’il est urgent que les communistes de Moselle et d’ailleurs prennent une telle position. ”.

Des messages de soutien sont lus. Il s’agit de : Patrick Abate, maire PCF de Talange, André Weiler, maire PCF d’Aumetz, Stéphane Hablot, maire PS de Vandoeuvre et conseiller général, Henri Octave, maire de Gandrange, Philippe Leclercq Conseiller Régional Gauche Alternative.

A Nantes, le meeting a été précédé d'une manifestation qui a rassemblé un millier de participants derrière une banderole : “ Pour la marche unie pour interdire les licenciements. ” A la tribune, Claude Billot-Zeller, ancienne conseillère régionale, Claude Jenet et Daniel Gluckstein, secrétaires nationaux du POI, Claude Viscuso, militant syndicaliste des Chantiers de l'Atlantique de St Nazaire qui a évoqué la situation de ces chantiers, marquée par la mise au chômage de nombreux salariés de la sous-traitance, le développement du chômage partiel, mais aussi par la résistance qui s'est manifestée le 19 mars.

Un syndicaliste de Manitou de Rennes, a exprimé le "ras le bol" des salariés.

Une jeune étudiante du Mans, militante de l'AJR, a évoqué la situation faite à la jeunesse, que la politique des gouvernements soumis à l'Union Européenne voue à la précarité, et qui revendique " un vrai diplôme, un vrai travail, un vrai salaire".

A Toulouse, où plus de 200 personnes étaient rassemblées, Sébastien Loth, militant syndicaliste du Gers, a expliqué que dans son département, un comité s’était constitué pour la marche unie sur Paris. “ Le Gers, c’est un préfet qui veut diviser par deux le nombre d’exploitations agricoles. Ce sont des licenciements comme à Syphax. Le 19 mars, il y avait 7000 manifestants à Auch pour dire : arrêt des licenciements, 200 euros pour tous ! ”.

Daniel Crusberg, conseiller municipal de la Croix Saint-Pierre dans le Tarn et Garonne a exprimé son rejet du rapport Balladur : “ Ce rapport veut faire de notre pays une multitude de zones franches, des zones de non-droits pour les salariés. C’est la concurrence libre et non faussée de l’UE. ”.

Pierre Gueguen, militant syndicaliste à la Sécurité sociale a rapporté qu’un comité de 100 médecins, personnels hospitaliers, agents de la sécurité sociale s’est mis en place pour le retrait de la loi Bachelot et pour l’arrêt des licenciements qui l’accompagnent.

A la tribune, sous la présidence de Fabrice Rastoul, secrétaire départemental du POI, G. Schivardi secrétaire national du POI s’est adressé à J. Luc Mélenchon qui se présente aux Européennes dans la région pour qu’il réponde à la proposition de la marche unie pour interdire les licenciements.

Retour