Edito bulletin n°5
Mardi 9 novembre, en plein débat du Conseil Communautaire d’Est Ensemble sur la question de la gestion du service de l’eau, Bertrand Kern nous a fait part de l'un de ses rêves : « J’ai un rêve comme à Libourne d’avoir une tarification sociale, ou comme à Paris d’avoir une régie publique ». Tout comme Dominique Strauss Kahn et tant d’autres, il doit rêver d'être socialiste... Et lorsqu’il ne rêve pas, Bertrand Kern semble considérer que les intérêts des usagers et ceux des spéculateurs sont les mêmes. Dans le même débat, loin de son rêve, notre maire, comme le maire de Bondy, nous expliquera que, parce qu'il est pour une gestion publique... il préfèrait en définitive rester dans le SEDIF - VÉOLIA. Faut-il être grand clerc pour comprendre ? Nos communes sont endettées, le département est endetté, le pays est endetté. Qui sont les principaux bénéficiaires de l’intérêt de ces dettes ? Les banques, comme BNP Paribas, qui est d’ores et déjà le principal investisseur dans l’interco. Cette faillite généralisée est le résultat d’une politique très consensuelle : le désengagement financier de l’État pour laisser place à la concurrence libre et non faussée du Traité de Maastricht. A partir de là, les communes n’ont plus eu d’autre choix que d’emprunter aux banques.
Le POI a dénoncé à plusieurs reprises le fait que l’intercommunalité n’est rien d’autre que le cadre territorial de la mise en œuvre de cette concurrence « libre et non faussée » prônée par l’Union Européenne, c'est-à-dire du pillage des fonds publics et de la déréglementation des institutions et services républicains. C’est pourquoi nous considérons qu’il n’y a pas de combat démocratique possible sans exiger la rupture avec l’Union Européenne, dont les plans destructeurs et consensuels s’attaquent à tous nos droits et acquis, à la santé (loi Bachelot), à l’école, à nos retraites, à nos communes.
Alors nous posons la question à notre conseiller général, qui vient d’annoncer sa candidature pour briguer un nouveau mandat : comment affirmer d’un côté défendre l’existence du département et d’un autre côté présider à son démantèlement ?
Derrière les discours, les faits sont têtus : consensus pour la réforme territoriale, consensus pour augmenter la durée de cotisation et démanteler nos régimes de retraites, consensus pour l’application des directives de l’Union Européenne... Nous constatons qu’à Pantin comme dans toute la France, c’est à ce consensus que se heurtent les travailleurs, les jeunes, les retraités pour voir aboutir leurs revendications. Le contenu de ce bulletin, élaboré par des militants du POI, syndicalistes, parents d’élèves, salariés du secteur public comme du secteur privé, est ouvert à la discussion de tous et à tous nous posons la question : faut il un parti pour le dire ?
articles en ligne :- Quelle est la situation des personnels à la Mairie de Pantin ?
- Interview de Michel Pryszlak, Président du conseil local FCPE des Quatre-Chemins à Pantin.
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