Appel de 158 militants ouvriers et élus

NON À LA DICTATURE DE LA “TROÏKA” (FMI, BCE, UNION EUROPÉENNE) NON AU PLAN EUROPLUS NON À LA DICTATURE DES DÉFICITS

Pour sauver le système capitaliste, le Fonds monétaire international (FMI), la Banque centrale européenne (BCE) et l’Union européenne prétendent imposer à tous les peuples et à la classe ouvrière un plan d’austérité d’une brutalité sans précédent.

Que ce soit en Grèce ou au Portugal, la troïka impose aux gouvernements—qui l’acceptent—la baisse des salaires, la liquidation de toutes les conquêtes sociales et brade au secteur privé toutes les entreprises publiques et nationalisées.

Face à cette politique, dans toute l’Europe, les travailleurs résistent, n’acceptent pas et combattent pour préserver leurs conquêtes, comme l’a démontré le mouvement massif des travailleurs en France pour s’opposer à la réforme des retraites.

En France, à la demande de l’Union européenne, le gouvernement tente d’imposer le plan Europlus— que ce soit par la constitutionnalisation de la rigueur ou par tout autremoyen—, plan Europlus qui prévoit, entre autres, des milliers de licenciements et de suppressions de postes, le blocage des salaires, la généralisation de la précarité, en particulier de la jeunesse, la liquidation des libertés communales et de nouvelles privatisations.

Pour mettre en oeuvre cette politique réactionnaire, en France comme dans le monde entier, les gouvernements cherchent à associer les organisations dumouvement ouvrier. En Espagne, ils ont imposé un pacte social.

Les soussignés observent qu’en Tunisie, lorsqu’ils ont renversé la dictature de Ben Ali, les travailleurs ont su retrouver les voies de l’organisation syndicale, l’UGTT (renforcée, depuis, de 150 000 nouveaux adhérents, en particulier les jeunes) pour exiger la satisfaction de leurs revendications et le respect de la démocratie.

Les soussignés s’adressent à tous les travailleurs,militants dumouvement ouvrier et démocrates.

Il n’est pas possible d’accepter la politique que veut imposer la « troïka » (FMI- BCEUE). Pour aider à la résistance et préparer les combats inévitables à venir, les signataires appellent tous les travailleurs et démocrates et leurs organisations à se rassembler audelà de la diversité de leurs engagements.

Il revient au mouvement ouvrier de refuser le rôle que lui assignent les institutions internationales (FMI,BCE,UE) et les gouvernements.

Il revient aumouvement ouvrier d’organiser la résistance pour défendre les intérêts des travailleursmais aussi les conquêtes démocratiques et les acquis de la civilisation. Il revient aumouvement ouvrier de s’unir au-delà des divergences compréhensibles pour refuser les diktats de l’Union européenne.

Sur ces bases, et face à la soumission des partis politiques liés à l’Union européenne, il revient aux travailleurs et auxmilitants qui partagent ces objectifs de se regrouper. C’est pourquoi les soussignés proposent d’organiser une conférence nationale demilitants afin d’échanger nos points de vue et de discuter desmoyens àmettre enoeuvre pour défendre l’indépendance de nos organisations, notamment à l’égard des gouvernements, pour faire échec à tous les plans antisociaux préparés par l’Union européenne.


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