Bulletin du Comité de Pantin Juillet-Août 2011

Bulletin du Comité de Pantin Juillet-Août 2011

Logement social, Éducation nationale, Hôpitaux publics… des pans entiers de nos acquis sociaux sont attaqués, remis en cause au prétexte qu’il faudrait « réduire les déficits publics ».

Qu’ils se prononcent pour que cette « nécessaire réduction » soit immédiate ou "graduelle", tous les partis liés aux institutions européennes (qui multiplient candidats et déclarations à l’approche des élections) veulent que les travailleurs et les peuples paient... pour les banquiers et les spéculateurs (80 milliards d’euros de bénéfices pour les entreprises du CAC40 en 2010 ! ).

Hier, tous ont affirmé qu’il n’y avait rien de plus important que "rassurer les marchés et préserver la note AAA du pays"... pour remettre en cause nos retraites. Les travailleurs espagnols, grecs, portugais, ont eu droit au même refrain... En France, le montant des seuls intérêts de la dette payés depuis 30 ans, est déjà l’équivalent de la dette elle-même ! Les marchés en réclament toujours plus. Tous ceux qui se plient aux exigences du capitalisme et de Maastricht veulent les satisfaire, sur notre dos.

L’argument du « nécessaire désendettement » est également utilisé pour remettre en cause les services publics et les droits dans notre département et notre commune : augmentations de loyers (et surloyer dit de « solidarité »), suppression « socialiste » des subventions aux cartes de transports, suppression « socialiste » de la fourniture des ordinateurs pour les élèves de 6e, la suppression du Zebrock, augmentations d’impôts, délégation au privé du service de l’eau, de la construction de collèges publics… tout cela est mis en œuvre au nom de la « réduction de la dette » du département ou de celle de la commune.

Mais qu’en est-il de la situation des agents publics, confrontés aux diminutions d’effectifs et de budgets, qui ne peuvent plus faire leur travail dans de bonnes conditions et n’en peuvent plus des méthodes brutales de « management » ? Qu’en est-il de la situation des familles et des jeunes, qui ne peuvent trouver de logement à loyer modéré, pour vivre, tout simplement ?

Vous lirez dans ce bulletin quelques éléments — non exhaustifs ! — de la résistance de la population et des travailleurs, avec leurs syndicats, contre cette politique de démantèlement.

Le Parti ouvrier indépendant, qui n’a pas d’intérêts distinct de ceux de l’immense majorité, livre ces informations pour permettre à chacun de juger, de s’armer pour combattre.

C’est dans ce but que les adhérents du comité de Pantin du POI ont informé la population et les salariés de la menace que représente le projet de réforme du gouvernement (visant à inscrire dans la Constitution l’interdiction des déficits publics) : 380 signatures ont ainsi été réalisées (48 000 dans toute la France), d’habitants, de travailleurs, de jeunes, qui n’acceptent pas que l’avenir de l’immense majorité soit sacrifié au bénéfice d’une poignée d’exploiteurs et de spéculateurs. A tous, nous proposons de nous regrouper, de discuter pour décider des actions que nous pouvons mener, en défense de nos droits, en défense de l’avenir de nos enfants.

Pour aider au regroupement des militants et des organisations qui, dans toute l’Europe, n’acceptent pas cette destruction généralisée, le POI organise un meeting internationaliste, le 1er octobre 2011.

Prenez votre bon de participation !

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