Ça se passe à Pantin …

Ça se passe à Pantin …

A Pantin, les agents et cadres subissent les mêmes pressions que dans les ministères ou dans les boîtes privées : pour la première fois depuis sa création, le service de la DRH a fait grève dans sa totalité contre des conditions de travail insupportables. Alors que le maire prétend réduire la masse salariale, les agents assistent à une démultiplication des échelons hiérarchiques. Le 27 juin, ce sont plus de 300 agents municipaux, représentant tous les services qui, avec leur syndicat CGT, ont manifesté devant la mairie pour défendre leurs 35 heures, pour protester contre des conditions de travail qui s’aggravent. Les agents de Pantin Habitat, avec leurs syndicats CGT, CFDT et CFTC étaient en grève le même jour pour protester contre la gestion désastreuse de leur établissement, et des relations de travail particulièrement dégradées.

Gérer une ville pour le compte de la population, ou pour le compte des banques en considérant le personnel comme une simple variable d’ajustement... il semblerait que le choix est fait ! Pour se défendre, notre maire et son parti dénoncent le désengagement financier de l’État. C’est un fait, et il est catastrophique. Mais ce désengagement ne date pas d’aujourd’hui. Tous les gouvernements successifs, depuis plus de 30 ans, dans un consensus à peine voilé n’ont cessé de diminuer les dépenses de l’État pour faire reporter les frais sur les collectivités territoriales.

... et dans le 93

Il en va de même de la politique du Conseil Général, qui derrière des expressions gratuites (on passe d’un budget dit de « révolte » à un budget dit de « combat »), fait supporter à la population du département, déjà particulièrement touchée, sa politique de restriction budgétaire.

A grand renfort de communication (un budget en essor constant celui là !) le département annonce qu’il rénove plus de 80 collèges dans le département.

Dans le même temps, ce département « de gauche » choisit d’utiliser les PPP (partenariat Public-Privé) pour construire 21 collèges. Le coût de ces PPP, où la construction et la gestion des murs seront confiées aux gangs du BTP qui se partagent tous les marchés juteux (Bouygues and Co), reviendra à 380 millions d’euros, qui aboutiront à une dette de 700 millions d’euros à rembourser (le prix des constructions en PPP est environ le double d’une construction classique..

Quant à l’intercommunalité, le POI a dès le début dénoncé sa mise en place comme la clé de voûte du démantèlement généralisé des services publics (incompatibles avec toute notion de rentabilité) pour le meilleur profit des nouveaux maîtres des lieux, les BNP, Véolia, Bouygues and Co.

Logement : on nous annonce des milliers de logements à Pantin, on dresse "l’accession sociale à la propriété" comme le nec plus ultra, on construit avec des loyers inabordables pour les familles en place : le but est-il de chasser de Pantin les plus pauvres… pour le plus grand profit des banques ( qui financent les constructions)… et de la majorité municipale qui y voit son intérêt électoral ?

Notre prochain bulletin reviendra largement sur la question du logement à Pantin.

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