Mercredi 16 mars 2011 à 19 h 30
RÉUNION PUBLIQUE
école Paul Langevin, rue Charles Auray
Kamélia KINCAID et Bruno Bartolone (Remplaçant),
Candidats pour aider à organiser la résistance
Plus de 4000 habitants et jeunes ont signé l'appel de la fédération 93 du P.O.I, exigeant que le Conseil général présidé par Claude Bartolone (PS) annule les décisions prises dans son dernier budget, désastreuses pour la population.
En présentant la candidature de Kamélia Kincaid aux élections cantonales, le comité de Pantin du P.O.I. s'engage à combattre pour
- le rétablissement de la subvention départementale sur la carte Imagine’R pour tous les lycéens et étudiants du 93 ;
- le rétablissement de la subvention départementale sur la carte Améthyste pour les personnes âgées et les personnes handicapées ;
- le rétablissement des subventions aux associations sportives et culturelles, qui offrent aux jeunes des activités accessibles permettant leur épanouissement ;
- aucune augmentation de la part départementale des impôts locaux ( déjà +13% en deux ans). Les familles sont prises à la gorge ;
- la défense des services publics et des emplois ;
- en finir avec la dictature de la « réduction des déficits » et de la « dette », que gouvernement et département mettent en avant pour « justifier » leurs décisions révoltantes, en relayant les exigences des capitalistes et de l’Union européenne.
Les comités du POI ont engagé la bataille pour le rétablissement de toutes les subventions : plus de 4000 signatures sur la pétition du POI et l’appel lancé par des militants de toutes tendances rassem- blés, le 12 janvier dernier, devant la préfecture de Bobigny, pour soutenir la délégation qui était reçue au conseil général. Le directeur de cabinet de Claude Bartolone a justifié toutes les suppressions et nous a renvoyés « au grand rendez-vous de 2012 » (l’élection présidentielle) !
=> Renvoyée à 2012, cette personne handicapée qui doit supporter 166% d’augmentation de la carte Amethyste ?
=> Renvoyée à 2012, cette maman qui doit débourser 200 euros de plus pour la carte Imagine’R de chacun de ses enfants lycéens ?
Claude Bartolone, président PS du Conseil général 93, a expliqué que pour « sauver le département, menacé de faillite », il a « fait le sale boulot ». Oui,... contre une population déjà largement victime de la pauvreté (28% des familles du département), et de l’augmentation de tous les prix…
Comment peut-on se prétendre en « révolte » contre le gouvernement, et mener, là où l’on est aux commandes, la même politique que lui ?
C'est clair : refuser de rompre avec l’Union européenne, la dette et son remboursement, c’est s’engager sur une voie qui conduit des responsables de « gauche » à organiser eux-mêmes les mesures qui conduisent à la destruction de tous nos droits.
A l’inverse, les comités du Parti ouvrier indépendant ont décidé d’amplifier la bataille pour le rétablissement de toutes les subventions supprimées, pour l’annulation des coupes dans le budget du département, pour le maintien ou le rétablissement des services publics.
IL NE SUFFIT PAS D’UTILISER UN VOCABULAIRE SOCIAL !
DANS TOUS LES DOMAINES, LA MAJORITÉ DU CONSEIL GÉNÉRAL ,
AU NOM DE LA « RÉDUCTION DES DÉFICITS PUBLICS »
MET EN ŒUVRE LA POLITIQUE DE L’UNION EUROPÉENNE (ET LE GOUVERNEMENT NE FAIT RIEN D’AUTRE !)
Logement à loyer modéré
Plus de 4000 demandes de logement à loyer modéré restent en souffrance à Pantin. La gestion désastreuse de l’Office municipal, liée au désengagement financier de l’État (qui n’a cessé de s’aggraver de- puis 30 ans, tous gouvernements confondus), a conduit Pantin Habitat au bord de la faillite.
Le Conseil municipal unanime, à la demande du Maire, a choisi d’imposer un véritable plan d’ajustement structurel à l’Office de Pantin (conseil municipal du 1er avril 2010), prétendument pour le redres- ser (comment le pourrait-il sans réengagement de l’État ?).
La convention, passée avec la Caisse de garantie du logement locatif social, signifie : interdiction de construire de nouveaux logements (aucune offre nouvelle), augmentation de 2 % des loyers chaque année (au-delà des préconisations officielles)… C’est encore aux locataires, encore et toujours à eux de payer.
Monsieur Kern se félicite dans Le Parisien d’avoir déjà procédé à « l’assainissement » de la situation de l’Office départemental… en faisant payer les locataires une fois de plus.
POUR LA CONSTRUCTION DE LOGEMENTS HLM
PAR L’OFFICE MUNICIPAL ET L’OFFICE DÉPARTEMENTAL,
PERMETTANT DE RÉPONDRE AUX BESOINS DE LA POPULATION ET DES JEUNES !
Et l’école ?
Dans l’académie de Créteil (Seine-Saint-Denis ; Val de Marne ; Seine et Marne) le ministre prévoit de retirer plus de 540 postes d’enseignants pour la prochaine rentrée, alors que 8060 élèves supplémentai- res sont prévus !
Si cela se faisait, cela aboutirait à un total de 1 117 enseignants en moins sur l’académie en 4 ans, soit l’équivalent de 10 lycées ou de 28 collèges fermés ! Déjà cette année, en Seine-Saint-Denis, 17,5 % des collèges ont des classes dépassant les 25 élèves.
Déjà nous pouvons tous constater les dégâts du manque de professeurs, de remplaçants, les heures perdues pour nos enfants, les cours qui ne seront jamais rattrapés…
C’est une véritable mise à mort de l’école publique qui est programmée, dans un silence assourdissant de tous les futurs potentiels candidats aux échéances électorales de 2012.
Il en va de la protection et de l’avenir de nos enfants.
UNITE POUR LE MAINTIEN DE TOUTES LES CLASSES,
NON AUX SUPPRESSIONS DE POSTES !
Écoles, collèges
Mettant en œuvre, là encore, les orientations de l’Union européenne (en finir avec les monopoles publics, au nom de « la concurrence libre et non faussée » du traité de Maastricht), le Conseil général du 93 à majorité PS a livré aux multinationales du BTP la maîtrise d’œuvre pour la construction et la gestion des nouveaux collèges du département : pendant 20 à 25 ans, nos impôts serviront à payer un loyer à des entrepreneurs privés...
C’est-à-dire que nous devrions payer le droit d’avoir des collèges pour nos enfants !
C’est ce que Bruxelles, et le gouvernement appellent les partenariats public-privé (PPP). C’est de privatisation qu’il s’agit ! Et c’est ce que met en œuvre un Conseil général qui se dit « de gauche ». Cela a été voté par monsieur Kern et tous ses collègues du PS, tandis que les conseillers généraux PCF ont choisi de ne pas siéger, puis de ne pas prendre part au vote sur des questions aussi essentielles. Le Conseil Général accompagne cette politique de démantèlement. A la rentrée prochaine, une baisse des crédits (la dotation du département) est prévue pour tous les collèges (7 à 10% pour les collèges de Pantin. L’ « ambition » et la « réussite » des discours officiels cache une quasi privatisation de certains collèges : ainsi dans le quartier le plus défavorisé de Pantin, et dans un consensus général, le collège Jean Jaurès, dans le cadre du disposition « ECLAIR » (collèges et lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite) va fonctionner de manière autonome, tourné sur le quartier, avec un recrutement local, loin des rè- gles nationales égales pour tous. Alors qu’il faudrait plus de profs, moins d’élèves par classe, le Conseil Général met en place des collèges-ghettos pour les plus défavorisés !
NON À LA PRIVATISATION DES COLLEGES,
RETRAIT DES PPP !
Services publics
De l’Education Nationale, aux hôpitaux publics — que la loi Bachelot (Hôpital, Patient, Santé, Territoire) veut mettre en concurrence avec les cliniques privées – , le gouvernement ne pourrait agir seul sans cette cohabitation avec les départements et les régions (qui eux-mêmes cherchent à privatiser leurs services les plus rentables).
Notre canton est largement touché par cette politique de privatisation, menée par le département, mais aussi directement par la communauté d’agglomération Est Ensemble ou la municipalité : le comité local de Pantin du POI alertait la population, en mai 2009, sur le fait que l’intercommunalité n’est rien d’autre que le cadre territorial de la mise en œuvre de cette concurrence « libre et non faussée » prônée par l’Union Européenne, c'est-à-dire du pillage des fonds publics et de la déréglementation des institutions et services républicains. A ce jour, les moyens ont été mutualisés… pour le plus grand bonheur de Veolia et Vinci, qui se partagent les marchés : l’enlèvement des ordures ménagères et les transports aux uns, et aux autres l’exploitation du juteux marché de l’eau potable des neuf communes d’Est Ensemble....
Nous posons une question au Conseiller Général sortant : comment affirmer d’un côté défendre l’existence du département et d’un autre côté présider à son démantèlement ?
ASSEZ DU RACKET,
RETOUR À LA GESTION DE L’EAU EN RÉGIE MUNICIPALE !
L’ARGENT PUBLIC DOIT ALLER AUX SEULS SERVICES PUBLICS !
L’élection cantonale vise à renouveler l’élu du canton (conseiller général) au sein de l’assemblée dirigeante du département : le Conseil général.
Au fil des lois de décentralisation/régionalisation (de gauche et de droite) des trente dernières années, les départements ont pris en charge la construction et l’entretien des collèges, l’entretien des routes ; mais aussi certaines aides sociales comme l’Allocation Personnalisée d'Autonomie ou le Revenu Social d'Activité, et l’activité de la Maison départementale des personnes handicapées. Le département est responsable de l'aide sociale à l'enfance, la protection maternelle et infantile. Il a également la responsabilité d’un Office départemental de logements à loyer modéré.
Nombre de ces « compétences » relevaient auparavant de l’État, et d’une politique commune sur tout le territoire. Ces transferts ont entraîné une hausse vertigineuse de la part départementale des impôts locaux : +13 % décidés par le Conseil général « de gauche » au cours des deux dernières années !
Au nom de la réduction de la dette et de la maîtrise des déficits, la ponction s’aggrave sur la population, pour des services publics et des droits remis en cause. Nous ne l’acceptons pas.
Le gouvernement Sarkozy‐Fillon veut inscrire dans la Constitution française l'obligation de respecter les équilibres budgétaires dictés par l’Union européenne et sa Banque centrale.
Si cette réforme constitutionnelle passait, elle ferait du Parlement et du gouvernement de simples relais des décisions de l’Union européenne.
Les revendications salariales et sociales pourraient être décrétées anticonstitutionnelles, voire illégales si elles ne respectaient pas cette obligation « d’équilibre des finances publiques ».
Le Parti ouvrier indépendant se prononce :- Contre cette réforme constitutionnelle ;
- pour le respect du vote du peuple qui, le 29 mai 2005, a dit NON à la Constitution européenne ;
- pour l'abrogation du traité de Maastricht ;
- pour la rupture avec l’Union européenne.
Sous aucune forme et à aucun niveau, les besoins de la population et les conquêtes sociales collectives ne doivent être conditionnés aux exigences des « équilibres budgétaires ».
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